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    Emouvante pièce de théâtre pour les 3èmes
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    Emouvante pièce de théâtre pour les 3èmes

    Date: mai 24, 2019 - 8:41 Author: Cathy Sadjad

    L’ensemble des classes de 3ème ont eu en janvier la chance d’assister à une représentation théâtrale reprenant l’histoire émouvante et cinglante de Benjamin Orenstein, matricule B4416, survivant de sept camps de concentration nazis. Cette pièce est une tragédie historique, créée à l’occasion des 70 ans de la Shoah, l’extermination massive des Juifs par l’Allemagne nazie. Rappelons que 40% des Juifs du monde ont péri durant la Seconde Guerre Mondiale.

    Benjamin Orenstein est un jeune polonais de 13 ans, qui vit avec ses parents et ses 4 frères et sœurs et dont le seul défaut est d’être de confession juive. En 1940, le petit village où vit Benjamin est alors occupé par les troupes SS, venant ici afin de chercher des Juifs. Le père de la famille est emmené au camp de Leniszau, dans lequel il exercera pendant plusieurs mois un travail forcé. Benjamin réussira à prendre la place de son père, épuisé par la vieillesse, et s’évadera de ce premier camp. Un de ses frères est envoyé à son tour dans un camp, tandis que Benjamin travaille dans une ferme du village voisin pour subvenir aux besoins de sa famille. Le 13 octobre 1942, lui et ses aînés sont embarqués en direction des camps de Rachow alors qu’ils voient le reste de leur famille se diriger droit vers la déportation et les chambres à gaz. Benjamin est séparé de ses frères, se rendant au camp de Budzin. Il devient alors le dernier survivant de sa famille.

    En 1944, il est transféré au camp d’Auschwitz-Birkenau, où il deviendra alors le matricule B4416 avant d’être de nouveau envoyé dans un camp secondaire. Un an plus tard, lorsque les nazis entendent parler de l’avancée de l’Armée Rouge en Europe de l’Est et décident de vider les camps, Benjamin commence les marches de la Mort. Durant dix jours, il marchera dans le froid pour se rendre au camp de Dora en Allemagne. Il raconte aujourd’hui que sa seule source d’eau était la neige sur le bord de la route. Il souffre alors d’une grave infection à la jambe. Le camp de Dora est libéré par les troupes américaines le 11 avril 1945. Benjamin Orenstein s’installera à Lyon en 1951 après avoir survécu à un total de sept camps. Il parcourt depuis vingt ans le monde afin de transmettre son témoignage pour que personne n’oublie.

    Cette pièce de théâtre est interprétée par 20 talentueux comédiens professionnels ou en formation au métier d’acteur qui arrivent très facilement à nous plonger dans l’histoire tragique de ce jeune garçon ayant côtoyé l’horreur des camps. La mise en scène permet un crescendo dans la narration des évènements en passant par le port obligatoire d’un brassard spécifique aux Juifs, les sévices infligés à sa famille. Lors de la démonstration de ce que l’Homme peut commettre de plus horrible, la troupe reste « sobre » sur la manière de jouer pour ne pas choquer le public pourtant mature devant les atrocités subies par des millions de personnes.

    L’ambiance et l’univers de cette époque sont brillamment restitués, et les comédiens changent rapidement les décors. On peut donc ajouter à cela une organisation remarquable et une parfaite distribution des rôles.

    En plus d’être réaliste sans rentrer dans l’infâme et l’inhumain, l’interprétation est tout particulièrement émouvante.

    N’oublions pas de ne jamais oublier. Nous devons garder leurs mots pour sépulture.

    Charlotte :
    Cette pièce de théâtre a été pour moi émouvante, elle permet d’entr’apercevoir un côté noir de l’humain qu’il ne faut bien évidemment pas reproduire et ne jamais oublier, parce qu’ « un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre » ( Winston Churchill).

    Charline :
    Cette pièce nous a légués à tous un message très important sur notre monde actuel et les travers de la société dans laquelle nous vivons en espérant que nous pouvons faire perdurer ce sentiment d’horreur lié à cette triste période de l’histoire.

    Cordélia :
    Le parfait mélange d’une histoire de vie chamboulée et d’une mise en scène époustouflante pour de si jeunes comédiens a fait naître en moi un véritable sentiment de crainte et d’appréhension. Cette représentation m’a rendu possible une réflexion importante sur l’horreur que la Shoah représente encore aujourd’hui et la malheureuse proximité d’évènements similaires de nos jours. Celle-ci m’a également laissé penser que le monde n’a pas encore appris de ces erreurs, et comme dirait Alfonso Di Lernia «  Au terme de chaque guerre la paix et de chaque paix la guerre. »

    Loïse :
    Cette pièce de théâtre m’a permis de comprendre la terreur éprouvée par les Juifs et les Tziganes lors de la Seconde Guerre Mondiale. Nous pouvions ressentir de fortes émotions grâce à l’excellent jeu d’acteurs des comédiens malgré leur âge. Cette pièce m’a aidé à réfléchir sur le monde qui nous entoure et cette antisémitisme qui est encore présent aujourd’hui. Je pense que si tout le monde pouvait avoir la chance que nous avons eu ce jour là le monde serait sûrement différent.

    RAVIER Charline, ADAMO Charlotte, ROUILLY Loïse, RIVES Cordélia